• 7 novembre 2017

La Chronique de Bill – 4 novembre 2017

La Chronique de Bill – 4 novembre 2017

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Mais qu’est-ce que vous avez imaginé ? Que parce que mes Bleus ont perdu, je ne les aime plus ? C’est vrai que je préfère quand ils gagnent, c’est évident, mais c’est pas parce qu’ils ont fait un faux pas samedi que je vais les jeter aux oubliettes. J’étais déçu, certes, et je me suis repassé le match tout le reste de la soirée, en me disant que si Truc avait fait ceci et que Machin n’avait pas cela, on aurait pu gagner. Mais ça sert à rien. Le match est perdu, point final, il faut passer à autre chose et en tirer des leçons pour les suivants. Et ça, c’est le job de Tik et Tak à l’entraînement, pas le mien. Et une fois la pilule avalée, on peut se dire que finalement, c’était pas si mal, c’était même mieux que pas mal. Un joli spectacle, avec de l’engagement, un bon esprit d’équipe et plein de trucs positifs. Et comme dirait Lulu, “c’est pour ça qu’on fait du hand”, pour disputer des matches où il faut se battre jusqu’au bout, où il y a de l’enjeu, de la rage, des renversements de situation et du suspense. Les matches que tu plies vite fait, c’est bien, c’est rassurant, mais si tu n’es pas plein de bleus, de bosses et de courbatures le dimanche, c’est que t’as joué tellement tranquilou que si ça se trouve, tu t’es même ennuyé.

Ceci dit, j’ai quand même vachement préféré le match de Coupe, c’est sûr. Je me suis toujours demandé quel était l’intérêt de la Coupe, vu qu’on sait qu’on peut pas la gagner. Mais en fait, la Coupe, c’est l’unique occasion que tu peux avoir d’affronter une équipe du top, dans un match où tu vas apprendre plein de choses. Mais quand j’ai vu qu’on avait tiré Tournai au 2e tour, je me suis quand même dit que cette année, on irait pas bien loin. Quand tu joues contre une D1, tout ce que tu peux faire, c’est te battre pour pas te faire laminer trop vite et espérer que tes buts d’avance te permettent de tenir un quart d’heure, voire une mi-temps s’ils dorment en face. Jamais je n’ai imaginé qu’on pouvait gagner. Les Bleus, si. Ils y croyaient en montant sur le terrain et n’ont pas cessé d’y croire une seule demi-seconde. Moi, quand j’ai vu que Tournai ne revenait pas au quart d’heure, je me suis dit “bizarre”, et à la mi-temps, on avait encore trois buts d’avance et je me suis dit “de plus en plus bizarre”. Mais quand Tournai a égalisé à dix minutes de la fin, je dois bien avouer que j’ai cru que c’était cuit pour nous. Mais non, les Bleus ont résisté et se sont offert des prolongations. Dans les gradins, on ne savait plus quoi penser. A 30-29 à deux minutes de la fin, on n’osait pas encore y croire, à 31-29 on s’est dit “et pourquoi pas” et à 32-29 dans la dernière minute, même si on se disait que Tournai ne pourrait plus nous rejoindre, on a tous arrêté de respirer et attendu le coup de sifflet libérateur. Triiit ! Tout le monde a sauté de joie, on riait, on criait, on applaudissait, on se pinçait pour être sûr de ne pas rêver. Quelle émotion !

Je ne suis pas sûr du tout qu’ils aient une idée même vague de l’intensité des sensations qu’ils font vivre à leur public et c’est pour des moments comme celui-là aussi que je les aime, mes Bleus.

Bill

 

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